Abstract
La pensée de Deleuze et celle de Richir sont peuplées de figures similaires et présentent parfois des climats proches. Il y va, d’un côté comme de l’autre, l’abandon de toute figure prototypique et de tout donné référent. Les concepts utilisés par les deux auteurs sont proches: pluralité phénoménologique pour Richir, multiplicités pour Deleuze, avec dans les deux cas, une méditation de la thématique kantienne des schématismes, et dans les deux cas aussi, le même reproche à l’égard de la pensée heideggérienne et de tout le massif qu’elle soutient : une incapacité à saisir l’enjeu de la Troisième Critique de Kant. Un même souci de la genèse traverse l’ensemble de l’œuvre richirienne et affleure dans les premiers moments de celle de Deleuze ; un même refus, des deux côtés, de l’idée de fin de la philosophie.
Literaturhinweise
F. Forestier, « L’animalité symbolique de l’humain », Eikasia. Revista de Filosophia n°47, 2013.
L. Collins et B. Lee, Makins Sense. Merging Theory and Practice, Oxford, Peter Lang, 2013.

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