Résumé
La refonte de la phénoménologie que nous entreprenons requiert que nous
posions du même coup la question du statut que peut y avoir le phénoménolo
gue : quelle est la Spaltung phénoménologique dont parlent Husserl et Fink :
comment s’effectue l’épochè phénoménologique hyperbolique, et pour peu que la
question ait un sens, qui l’effectue ? Si l’on admet, comme Husserl et Fink, que
celui qui déploie l’analyse phénoménologique est « sujet phénoménologisant », en
quoi consiste, suite à la refonte, la « phénoménologisation » ? Et en quoi diffère
t-elle de la phénoménalisation ? En première approximation, et comme titres de
problèmes, on peut dire que l’épochè phénoménologique hyperbolique, qui opère
un suspens universel de tout ce qui se « présente » sans exception, ouvre à ce que
nous nommons le champ phénoménologique, c'est-à-dire au champ des phéno
mènes comme rien que phénomènes – où l’illusion fait partie intégrante du phé
nomène –, à savoir à leur phénoménalisation, tandis que leur analyse, qui dans la
refonte, est architectonique, définit ce qui est pour nous la phénoménologisation,
la reprise de tout ce qui se « présente » en termes de phénoménologie. La question
est dès lors aussitôt celle de l’articulation de l’une à l’autre, et ce, à travers une
certaine transformation, elle-même architectonique, du statut du phénoménolo
gue, ce dernier constituant leur lien.
Références
Hegel, G. W. F. (1807). Phénoménologie de l’esprit.

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