Résumé
Cet article enquête sur l’animalité spécifique
de l’humain à partir d’une lecture de la
psychanalyse centrée sur l’articulation du
corps biologique et du corps érotique. Dans
cette optique, on étudie ledit processus de
subversion libidinale ou d’étayage de la
pulsion sur l’instinct. On articule la question
du phylogénétique et celle d’une
« autonomie » de l’appareil psychique ainsi
que leurs interactions. Une telle recherche se
prolonge ainsi d’elle-même dans
l’investigation psychosomatique où la
vulnérabilité du corps érotique renvoie à celle
du corps biologique et vice versa. Le travail du
rêve est l’un des points-clés de cette lecture.
Sous-tendue par une grille de lecture inspirée
par Nietzsche, l’article interroge en définitive
la pertinence du cadre théorique darwinien et
s’achève par une nouvelle problématisation
conjointe de l’humain et de l’animal non
humain.

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