Résumé
Dans son dernier texte, L’Œil et l’Esprit¸
Merleau-Ponty explore à nouveau frais la
vision, essayant de saisir son essence à travers
la peinture. Utilisant des mots nouveaux, il fait
comme s’il avait oublié ses travaux antérieurs.
Or, ce qui n’est pas perceptible de prime à bord
c’est qu’il dialogue souterrainement avec ses
prédécesseurs, spécialement avec Descartes et
Husserl. Dans cet article, nous tentons de
mettre en évidence comment Merleau-Ponty
utilise les philosophies de Descartes et de
Husserl tout en les déplaçant. Ceci à fin
d’atteindre ce qu’il convient d’appeler le
miracle du sentant-sensible.
Références
Descartes, Méditations métaphysiques, trad. fr.deJ.-M. Beyssade et M. Beyssade, Paris,
Flammarion, 1992.
Descartes, Discours de la méthode, Œuvres complètes, Vol. VI, éd. Adam & Tannery, Paris,
Vrin, 1996.
Descartes, Principaphilosophiae, Œuvres complètes, Vol. VIII, éd. Adam & Tannery, Paris,
Vrin, 1996.
Husserl, E., Idées directrices pour une phénoménologie, trad. fr. de Paul Ricœur, Paris,
Gallimard, 1950.
Husserl, E., Méditations cartésiennes et les Conférences de Paris, trad. fr. de M. De Launay,
Paris, PUF, 1994.
Merleau-Ponty, M., L’Œil et l’Esprit, Paris, Gallimard, 1964.
Merleau-Ponty, M., Sens et non-sens, Paris, Gallimard, 1996.
Dufourcq, A., Merleau-Ponty : une ontologie de l’imaginaire, Dordrecht, Springer,

Ce travail est disponible sous licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
