Resumen
L'accord de Schengen remonte à 1985 quand 5 pays, Benelux, France et Allemagne signaient pour la première fois un document réglant l'espace de circulation entre leurs territoires. Dans cet article nous analysons les limites d'une approche géopolitique ou juridique unitaire de l'espace Schengen, pour privilégier plutôt une analyse de cet espace en tant que dispositif de sécurité, au sens que Foucault donne à cette expression dans son cours des années 1977-78. Il s'agira aussi de problématiser certaines des catégories traditionnelles utilisées dans le cadre des études concernant les frontières et les migrations, telles que les oppositions entre inclusion et exclusion, entre migrants légaux et illégaux, pour souligner que toute frontière vise plus à gérer la mobilité en la différenciant qu'à y faire obstacle tout court.
Citas
Agamben, G., Homo sacer, Einaudi, 2005 Balibar, É., Nous, citoyens d'Europe? La découverte, 2001
Brown, W., Murs. Les murs de séparation et le déclin de la souveraineté étatique, Les Prairies Ordinaires, 2009
Foucault, M., Sécurité, territoire, population. Cours au Collège de France 1977-1978, EHESS, 2004
Genova, N. de, The legal production of mexican/migrant illegality, Latino Studies, 2004, 2, (160-185)
Mezzadra, S., Nielson, B., Border as Method, or the Multiplication of Labor, Durham, Duke University press, 2013 Rigo, E., Europa di confine, 2007 Meltemi editore,
Roma Papadopoulos, D., Stephenson, N., Tsianos, V., Escape Routes, Control and subversion in the 21st century, Pluto Press 2008
Walters, W., Mapping Schengenland, Environment and Planning D: Society and Space 2002, 20, (561-580)

Esta obra está bajo una licencia internacional Creative Commons Atribución-NoComercial-SinDerivadas 4.0.
Derechos de autor 2026 Eikasia Filosofía
